C'est par des jours humides de brume
Qu'il se retire lentement,
C'est par des nuits froides et sans lune
Qu'il finit ses jours le Vieil An.
Il était là depuis un an tout juste
Sa place il cèdera finalement,
Et c'est en courbant le buste
Qu'il finira ses jours le Vieil An.
Dans ce combat perdu d'avance
Tristement il secoue ses cheveux blancs,
Et c'est dans un instant de silence
Qu'il finit ses jours le Vieil An.
C'est alors que dans un délire
On accueille le conquérant,
Mais il fera peut-être pire
.........Le Nouvel An.
Au fait qu'apporte-il dans ses poches
Ce chevalier noble et vaillant ?
Est-ce du bonheur qui est proche ?
Hélas, nous ne connaissons pas le Nouvel An !
Aussi parfois les regrets nous assaillent
Mais à l'année morte disons adieu courageusement,
Il faut oublier; aller de l'avant vaille que vaille
Et fêter ce monde nouveau apporté par le Nouvel An !!